Le
Généraliste N° 612 - "Le journal du Médecin"(11
septembre 2002)
- Rubrique Profession
Communication - KEY
La boîte à outils
Soigner est une chose. Faire passer correctement le message auprès
des patients en est une autre.Fort de son diagnostic et de ses connaissances
scientifiques, il arrive parfois au MG de buter sur les mots ou
les comportements qui pourraient décoincer la relation médecin-patient;
Le Généraliste a donc fait appel à Alain Losier,
consultant de longue date en matière de commnication, pour
aborder des situations courantes (non-médicales) dans la
pratique quotidienne des généralistes. Nous inaugurons
donc cette rubrique qui s'enrichira bien-sûr des suggestions
ou interrogations que nous adressons à nos lecteurs. La rédaction.
Le parent répond à la place de l'enfant!
Dans ce cas de figure, il sera intéressant de remettre chacun
à son bout de la relation.
Je mexplique : Dans une relation (à deux personnes)
il y a trois composantes, le sujet, lautre et la relation.
On pourrait symboliser la relation par une écharpe où
chacun est responsable de son bout.
Il
est important que le parent puisse respecter le bout de la relation
de lenfant, sil souhaite laider à grandir
et à prendre sa place en tant que futur adulte. En dautres
termes de lécouter, daccepter dentendre
son point de vue.
Comment pratiquement un MG peut-il obtenir linformation
quil voudrait de lenfant?
Il doit atteindre deux objectifs: le premier doit lui permettre
d'arriver à entendre la version de lenfant, le deuxième
doit l'aider à communiquer avec ses deux interlocuteurs.
Premier objectif : pour l'atteindre, trois étapes
sont importantes :
- Entendre le parent
- Confirmer ce quil a dit
- Entendre lenfant
Entendre le parent : Normalement, cette étape ne doit
pas poser problème puisque le parent parle pour lenfant
Confirmer ce que dit le parent: Il sagira, à
un moment, pour le MG de prendre la parole en répétant
ce que dit le parent avec les mots de celui-ci. Cette étape
est capitale si lon désire que le parent soit rassuré
et certain davoir été entendu. Par exemple,
si le parent se plaint que lenfant devient insupportable,
quil pique des crises de nerf, etc. le MG confirmera en répétant
les mots clef: "Effectivement jentends que ... ou comme
vous dites il semble que
(prénom) « pique des
crises de nerf » et que vous avez des difficultés
à vivre cela".
Relever expressément face au parent «la difficulté
quil a» cest le rendre responsable de son
bout de la relation, de sa difficulté. Cela sert également
à éviter qu'il ne dépose sa difficulté
chez lenfant ! Cela peut aussi peut-être permettre à
lenfant de se déculpabiliser, ce nest pas sa
difficulté. Lui en a peut-être une autre
Entendre lenfant : Ensuite, le MG pourra se tourner
vers lenfant et lui demander sil est daccord quil
lui demande son avis: "Toi, (prénom), quen
penses-tu ? quel est ton point de vue ? que souhaites-tu ? As-tu
le sentiment que tu piques des crises de nerf ? Es-tu bien avec
cela ?"
Si le parent veut à tout prix mettre son grain de sel
il serait important que le MG se positionne et demande au parent
sil voit un inconvénient à ce quil entende
le point de vue de lenfant (si cette demande est faite, il
est rare que le parent ose dire non... puisque le problème
est censé se trouver chez lenfant).
Dans sa relation avec lenfant, le MG veillera à se
centrer sur ce dernier et éviter de trop regarder le parent
(ce sera alors encore plus difficile pour celui-ci de répondre
à la place de lenfant). Et si lenfant regarde
sa maman le MG devra insister sur le "ET TOI, (prénom),
que réponds-tu ?
La communication devient possible si lon laisse à
chaque partie lespace pour sexprimer jusquau bout.
Alain Losier |
AZ
L'écho Postillon -(9 octobre2002 - Edgard
Deplechin)
Pour
indépendants et chefs d'entreprises
"Le Changement Maîtrisé en sept étapes"
Les formateurs de l'Institut Horizons347 ont mis au point une méthode
pour un développement durable des personnes et de l'entreprise.
Elle allie apprentissage, coaching et le passage à l'action
de l'individu dans son environnement spécifique. Dans le contexte
économique actuel, les entreprises désirent mettre à
disposition de la clientèle un personnel mieux qualifié
qui puisse s'adapter aux besoins subtilement changeant du marché.
La Formation-Action-Coaching, avec son suivi individuel, permet la
mise en place des changements pendant la formation avec ajustement
permanent en temps réel. Alain Losier et Marie-Luce Dossche
proposent des solutions pour déterminer les objectifs et fixer
les priorités, mieux communiquer, intégrer la motivation
et le dynamisme dans son entreprise, créer et renforcer la
cohésion des équipes (team-building), diminuer la résistance
au changement, gérer son temps pour harmoniser sa vie professionnelle
et sa privée et améliorer ses comptétences. La
prochaine formation démarre le 18 octobre 2002. Etalée
sur 1 année, elle permet de favoriser au mieux la mise en application
sur le terrain des principes acquis. Cette formation est destinée
aux indépendants, aux entreprises ainsi qu'à toute personne
désireuse de contribuer à son développement personnel.
Elle présente l'énorme avantage d'être subsidiée
par la Région Wallonne via le Chèque-Formation (95%
sont subsidiés!) et la Région Buxelles-Capitale (50%
sont subsidiés) ce qui la rend accessible à beaucoup
de monde.
Témoignages ...
Jean-Pierre a pu concilier sa vie professionnelle et sa vie familiale,
Jeannine a appris à parler en public, etc. Le succès
est incontestable, les résultats aussi. Les participants sont
prêt à témoigner de la qualité de l'enseignement
et de ce que cela à pu apporter concrètement dans leur
vie sociale et professionnelle.
Edgard Deplechin. |