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Presse
"Changez pour le bonheur" 3
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Mensuel Familles N°35 mai 2005 - Dossier On
change tout !
Si on changeait…
Certains rêvent de plaquer leur boulot de secrétaire pour
partir élever des moutons dans le Larzac. D’autres se réveillent
un jour avec l’envie de mettre leur vie sur d’autres rails.
Partir, divorcer, changer de métier, de rythme de vie, de train
de vie… Tout un programme !
Le changement, c’est tendance !
« Changer tout » : un magazine français a même
fait son nom de ce leitmotiv des temps modernes ! Au sommaire, des articles
qui rappellent les possibilités pour chacun de renouer avec sa
" légende personnelle ", vivre où ça lui
plaît, prendre des virages professionnels dans la vie, repenser
sa vie en fonction de ses désirs les plus profonds, voyager selon
ses rêves les plus fous.
L’heure des bilans
Si l’idée semble avoir beaucoup de succès aujourd'hui,
c’est que l’allongement de notre durée de vie nous
permet d’envisager plusieurs vies en une… Autour des 35-40
ans, vient le temps des premiers bilans : une fois les projets initiaux
de famille, de boulot, de maison réalisées, on peut s’apercevoir
que dans la bataille, on a peut-être perdu de vue ses aspirations
profondes. Pourtant, généralement, cela ne suffit pas à
provoquer le changement : il faut fréquemment pour cela qu’intervienne
un facteur déclencheur, parfois anodin mais qui peut avoir un caractère
brutal et douloureux. Une maladie, un licenciement, une séparation
peuvent jouer le rôle d’électrochoc ! Bien souvent
on préfère le confort du train-train quotidien aux incertitudes
du changement explique Alain Losier. Ce psychothérapeute, formateur
et coach en développement de performances connaît bien le
changement pour l’avoir lui-même pratiqué… A
tel point qu’il en a fait son métier ! Autour de la trentaine,
ce chef de vente ne s’épanouit pas dans son activité
professionnelle et son couple bat de l’aile. Il entame une thérapie
qui lui fait certes comprendre les raisons de ses échecs, mais
ne lui offre pas les pistes pragmatiques du changement. C’est alors
qu’il découvre la PNL, ou programmation neurolinguistique.
Un outil pour le changement…
A la croisée de la psychologie, des neurosciences, de l'anthropologie
et du management, la PNL est une approche inédite du fonctionnement
de l'homme. Sur le principe de base de s'intéresser à comment
ça marche quand ça marche plutôt qu'à expliquer
pourquoi ça ne marche pas, cette méthode aide à vivre
les changements, qu’ils soient choisis ou imposés par la
vie.
Comment mieux structurer son identité, communiquer efficacement
en se faisant respecter, oser dire non, sortir de la codépendance,
gérer son temps - sa Vie - et ses finances, faire le deuil d'anciennes
situations, se conditionner au changement dans le plaisir : autant d’outils
supplémentaires à la PNL, découverts par Alain Losier
au long de son parcours et qui permettent d’accéder au changement
plus rapidement, et dans le plaisir !
Changer tout ?
Changer de vie, cela peut simplement signifier changer de boulot. Mais
tout comme cela peut ne pas suffire, ce sont parfois des décisions
à l’allure anodine, qui mènent au grand bouleversement
! L’apprentissage de nouveaux comportements peut avoir un effet
boule de neige : se changer soi, acquérir un nouvel état
d’esprit, c’est peut-être la première chose qui
compte lorsqu’on envisage de donner un tournant à sa vie.
On peut être tenté de tout jeter, tout abandonner derrière
soi pour aller recommencer ailleurs, autrement, avec d’autres. Opter
pour cette solution, c’est ignorer que les problèmes peuvent
vous suivre dans votre sac à dos, même si vous partez au
fin fond de l’Australie ajoute Alain Losier. On rencontre beaucoup
de personnes qui se sentent mal dans leur peau malgré une vie qui
peut avoir les apparences de la réussite. En fait, ces gens se
sentent à l’étroit dans une vie qui ne leur correspond
pas. Se défaire de cette structure aux rouages bien huilés
et complexes peut leur paraître impossible : mais le changement
ne doit pas s’envisager d’une pièce ! Un éléphant,
ça se mange…en tranches ! Il faut donc d’abord s’occuper
de modifier ce qui nous gêne le plus, prendre les problèmes
un à un…
Ne pas brûler les étapes
Il importe donc avant toute chose de définir son nouveau projet
de vie. Car c’est là que se trouve le premier écueil
du changement de vie : bien souvent, les gens savent ce qu’ils ne
veulent pas ou plus, mais ils ont plus de mal à définir
ce qu’ils désirent ! Paraphrasant Jacques Salomé,
Alain Losier conseille de découvrir les désirs qui se cachent
derrière nos peurs : derrière la crainte de perdre sa femme,
il y a le désir de la garder. Une fois le désir identifié
de cette façon, il devient plus facile de tout mettre en œuvre
pour le concrétiser !
Vient alors le temps de l’état des lieux : quelles sont mes
ressources, de quoi suis-je capable ? C’est aussi à ce moment
qu’il faut prendre en compte son environnement familial et professionnel,
car un bon changement se fait dans le respect de l’écologie
relationnelle. Dans un couple, cela signifie qu’une fois les attentes
respectives des conjoints définies, il faut se questionner sur
ce que chacun peut apporter pour nourrir la relation, et sur les limites
respectives de chacun…
Clés et obstacles
Il faut être attentif à ne pas se confondre avec le comportement
que nous affichons, apprendre à se défaire de certaines
étiquettes portées parfois depuis l’enfance : ce n’est
pas parce qu’on a une propension à la colère que l’on
est colérique ! Lorsqu’on manque de confiance en soi, il
est important de contrer cette lacune, d’apprendre à croire
en ses capacités…Pour cela, il faut commencer par de petits
gestes, et surtout, établir une dynamique du plaisir dans le changement
: si je décide de dire non, alors que c’est difficile pour
moi, lorsque j’y parviens, il est important que je m’offre
une récompense. Cela peut être écouter un air de musique
que j’aime, s’octroyer un morceau de chocolat… Grâce
à ce principe, celui du chien de Pavlov, on parvient à ancrer
de nouveaux schémas de comportement !
Lorsqu’il arrive que le changement entamé ne semble pas porter
ses fruits, c’est que l’on a brûlé une de ces
étapes, que l’on s’est laissé dominer par ses
peurs, ou que l’on n’a pas réalisé que la situation
antérieure comportait des bénéfices secondaires dont
on a du mal à se passer… La peur d’être seule
peut ainsi faire préférer à une femme battue de rester
aux côtés de son mari. C’est pour cette raison qu’il
est capital de connaître les raisons d’être de la situation
à laquelle on souhaite mettre fin. Heureusement, il n’est
jamais trop tard pour apprendre à connaître ses peurs et
réaliser ses désirs !
Isabelle Masson
En savoir plus
• Alain Losier, « Changez pour le bonheur ! », Ed.
InterEditions
• Institut Horizons 347 - www.pnl-humaniste.com
• Hélène Roubeix, « A la rencontre de soi »,
Ed. Anne Carrière
• Pierre Cauvin et Geneviève Cailloux, « Deviens qui
tu es », Ed.
Le Souffle d’Or
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